Poésie, Plaisir des mots, bonheur des phrases et joie des idées, à partager avec chaque lecteur
Chaque pas lui coûte ; en trébuchant elle avance Mais son regard qui roule, avide de saisir Le bourgeon coloré, la feuille qui s'élance Et des ombrages verts l'invincible plaisir Ne palpe horrifié que squelettes qui craquent En une pluie fournie au milieu...
Lire la suiteMéduse ! Ta chair en lambeaux forme une traîne Qu'un essaim de corbeaux s'acharne à becqueter Tu restes immobile au centre de l'arène Où l'éphialtes lacinié vient ôter De tes maigres épaules la feuille mouillée Et le limon boueux que l'os saillant retient...
Lire la suiteDans cet espace clos par l'ombre des feuillages Ce n'est que terre moite et volutes d'argent Telles croix desséchées autour des marécages Les joncs brisés ont bu leur calice de sang Jusqu'à la haute lie d'inconnues forfaitures Mais quels crimes commis...
Lire la suiteNous n'avons pas besoin d'un tout-puissant otage, D'une divinité qui égrène dans l'air Ses piaillements sereins et ses Pater Noster Comme autant de soufflets, qui propage le culte De sa dure lanière écrasant sous l'insulte Mes gentils liserons, et de...
Lire la suiteQue ce gamin criard aux pouvoirs sans mesure Je voudrais le bouter, m'épargnant la césure D'un seul envoi du pied hors de mon potager ! Dans ce jardinet vert, outrage à l'étranger Qui agresse les plants du petit monastère. Si vous coulez jouir d'un chêne...
Lire la suiteCourir à ma propre perte : J'aime sa pente déserte Au moins vont mes pas légers Loin des pas des voies figées Sur les pics avantagés Sur les cimes enneigées Nul panonceau n'est juché Nul oiseau n'y est niché ! Tout se perd et tout se froisse Et l'on est...
Lire la suiteQuelle chaleur illumine Ô lune, ton blanchiment ? L'écho d'un chuchotement Voit l'astre blanc qui s'affine Les enfants, amis, amants Ont des ombres gigantesques : Des démons, des nains, des fresques Agitent les firmaments Mais je suis seul dans la plaine...
Lire la suiteVoici soudain que j'arrive D'une démarche incisive A la croisée des chemins... A la croisée des chemins Prudent je tourne la tête Des nymphées à la sauvette S'évaporent du jasmin Comme de vieux parchemins Au bruit d'espagnolette A la croisée des chemins...
Lire la suiteSi pourtant tout à coup j’abordais la dernière ? Le sombre ébranlement de ces coups d’ébranchoir Me fait suivre au hasard mon âme à l’abattoir Au milieu des passants, au milieu des ornières Sans doute elle n’est pas, nonobstant ses chevilles Au-dessus...
Lire la suiteTu es dans ma bouche ainsi qu’amandes amères Ville ! Le soleil couchant est ton encensoir Et la voûte d’automne aux caresses du soir Se mire tout soudain sur les grands lampadaires J’erre seul dans les rues où mes pensées s’apprêtent A soutenir l’assaut...
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