Poésie, Plaisir des mots, bonheur des phrases et joie des idées, à partager avec chaque lecteur
Quelle chaleur illumine
Ô lune, ton blanchiment ?
L'écho d'un chuchotement
Voit l'astre blanc qui s'affine
Les enfants, amis, amants
Ont des ombres gigantesques :
Des démons, des nains, des fresques
Agitent les firmaments
Mais je suis seul dans la plaine
Je suis seul à décider
Encalminé, j'ai soudé
Mes pieds loin des prétentaines
Quel chemin dois-je choisir
Pour accomplir l'Odyssée ?
La colline embarrassée
Fait la morte à mon désir
C'est qu'il m'estime incapable
Ce monticule alerté
De devenir invité
Autour de la grande table !
On ne sait pas la douleur
Que causeront, tentatrices
Les vénustés séductrices
Enchâssées dans leur pâleur
Ô venimeuses morsures
De précis coups de poignard
Vos aiguilles, vos blessures
Sont la peine du bagnard
Diable ! Je me liquéfie
Caramel mou au soleil
Dans un plus simple appareil
Tous mes malheurs, fleur bouffie
Dès l'échappée de l'étui
Dans le foie, dans l'hypocondre
Ont jasé, glosé, nui
Oui ! Je suis en train de fondre
Sans ombre de béni buis
Je ne puis plus rien répondre
Aux détracteurs, aux bourreaux
A qui crie et qui m'appelle
A qui lance des haro
A grands tours de manivelle