Poésie, Plaisir des mots, bonheur des phrases et joie des idées, à partager avec chaque lecteur
Nous n'avons pas besoin d'un tout-puissant otage,
D'une divinité qui égrène dans l'air
Ses piaillements sereins et ses Pater Noster
Comme autant de soufflets, qui propage le culte
De sa dure lanière écrasant sous l'insulte
Mes gentils liserons, et de son lierre épais
Qui effraie mes arbustes, mon doux parapet
Et le frêle balcon de l'antique chaumière.
Diable ! En fait d'anémie voici la vraie, l'altière
Et seule prétendante à la lignée d'Hellen
Que le bourdon malin couvrira de pollen
Dès sa proche tournée auprès des caryatides.
Quant à l'autre, le grand, le blond aux yeux candides
L'utopiste malsain qui vendrait son honneur
Sur la seule apparence il se croit trépaneur
De vraie sainteté, et que la tempête emporte
De mon havre de paix son parfum, sa cohorte
D'améthyste et son hochet, son vert d'apparat
De mon vert naturel, et sa grossière aura
Qui détruit l'harmonie de toute transparence
Je préfère mon cadre et ma seule présence.