Poésie, Plaisir des mots, bonheur des phrases et joie des idées, à partager avec chaque lecteur
Quand je marche dans la rue
Et qu’au hasard d’un trottoir
Une sylphide apparue
Me saisit du goût de voir
Ses mille gerbes fleuries
Je me reprends vivement
Me détournant sur-le-champ
Des trompeuses égéries
Car la belle j’en suis sûr
Poursuit sereine au pas pur
Un parcours vain qui la creuse
Par l’expression heureuse
Du visage épanoui
.
Je ne prends plus pour un oui
Adressé à ma personne
Le seul péché d’affûter
Son ineffable beauté
Au jour gris qui l’environne
C’est qu’il faudrait être fou
Joug soudain, force insufflée
Pour ciller auprès d’un cou,
Offrir sa lèvre gonflée,
Déduire un sentiment
Puis des vœux puiser l’envie
D’aimer passionnément
La fille inconnue ravie,
De volcans faire le tour
D’où brûlant naîtrait l’amour
De corps mêlés pour la vie !
.
Mais tout cela n’est-il pas
Contenu dans ce sourire
Que m’ont tressé tes appâts
Fée fuyante et fée de cire ?